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TEMOIGNAGE DE SPORTIF DE HAUT NIVEAU
MARCOS CEARA

              l'Evangéliste du Paris Saint Germain

Naissance : 16.06.1980
Lieu de Naissance : Crato (Brésil)
Taille - Poids : 1.75m - 78 Kg
Poste : Défenseur
Club actuel : Paris St Germain (depuis août 2007)
Anciens clubs : Santos / Santa Cruz / Botafogo / Coritiba / São Caetano / Internacional Porto Alegre

Jean-Luc Gadreau : Marco, en tant que footballeur, le fait d’être chrétien t’a-t-il parfois posé des problèmes ?

Marcos Ceara : Ça n’a pas toujours été simple. En 1999, je jouais dans le club brésilien de Santos et je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club. Il n’est pas toujours facile d’être libre de ses paroles dans le milieu du foot. On préfère parler d’argent plutôt que de spiritualité. En plus, les sollicitations pour sortir la nuit et faire des choses pas correctes aux yeux de Dieu sont nombreuses. C’est un vrai défi de rester fidèle à la Parole de Dieu mais je veux l’être. Aujourd’hui au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais « Jésus vous aime » en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance. Maintenant, tous les joueurs du PSG savent que je suis croyant. Ils me respectent beaucoup en tant que chrétien. 

J.-L.G. : Comment la foi influence ta vie de footballeur ?

M.C. : La foi est prioritaire pour moi. Je remets tout entre les mains de Dieu. Il me donne la force nécessaire, par exemple, au milieu des difficultés qui peuvent intervenir dans ma profession. J’ai expérimenté que Dieu faisait la différence dans ma vie. Vous savez, il y a beaucoup de concurrence dans le foot et « avoir Dieu » avec moi est le plus qui fait la différence. La Bible dit dans le livre de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme… Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! ». C’est mon expérience personnelle dans ma carrière de footballeur.

J.-L.G. : La violence vient trop souvent gangrener le football dans les tribunes mais aussi sur le stade. Comment vis-tu cela ?

M.C. : Je considère que je dois donner le meilleur dans mon travail et il n’est pas nécessaire d’être malhonnête pour y arriver. Je suis défenseur, et à ce poste, tu as pour objectif de marquer l’attaquant et de le presser. J’essaye de vivre concrètement ce que je viens de dire en axant mon jeu sur la technique et non sur la force ou les fautes. Il faut que je sois honnête dans le jeu. Il est important d’être le même sur le terrain que dans la vie normale. Pendant le match, Dieu doit continuer à être honoré par mes actes et mes paroles. En ce qui concerne la violence des supporters, il est certain que ce n’est jamais une bonne chose et ça fait finalement beaucoup de mal au football qui doit rester un sport populaire.

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Le défenseur du PSG est un bon joueur mais aussi un bon prédicateur. Il organise des séances hebdomadaires d'évangélisation, dans son appartement parisien. Les joueurs brésiliens cachent rarement leurs sentiments, ce qui se voit aussi bien dans leurs matches que dans leur vie de tous les jours. Certains assument pleinement un penchant pour la fête (Ronaldo, Ronaldinho, Robinho), d’autres préfèrent au contraire afficher une foi en Dieu inébranlable ( Edmilson, Kaka…et donc Ceara). Le résultat est le même : ils ne nous laissent jamais indifférents, bien souvent au détriment de leur club… Marcos Ceara est le dernier à faire parler de lui, cette fois-ci du côté des bons croyants. Le quotidien Aujourd’hui Sport datant du 22 janvier révèle que le défenseur du Paris Saint Germain organise tous les jeudis, à domicile, des séances d’évangélisations. Ce besoin d’extérioriser sa foi lui a d’ailleurs valu quelques problèmes tout au long de sa carrière. En 1999, le Brésilien a ainsi été contraint de quitter le club de Santos pour comportement prosélyte. "Je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club" confiait Ceara dans un entretien accordé l’année dernière sur le site "Horizons Evangéliques". Une mésaventure qui n’a en rien modéré son zèle évangélique. "Au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais 'Jésus vous aime' en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance." L’apprentissage de la laïcité s’est finalement révélé payant. Marcos Ceara continue de prêcher la bonne parole, mais chez lui. Alléluia !

Céara, auteur d’une bonne saison au sein de la défense parisienne s’est confié ce mercredi sur le site du Parisien. Il est revenu sur son intégration en France ainsi que sur sa religion qui a ses yeux occupe une place prépondérante dans sa vie.
Les Brésiliens ont la réputation d’aimer la fête. Beaucoup d’entre eux se font remarquer en dehors du rectangle vert tels que Ronaldinho ou Adriano véritables footballeurs clubbers. Céara appartient à une autre catégorie que l’on pourrait appeler footballeurs religieux. Comme Kàka, Céara fait partie de l’église évangélique et consacre une grande partie de son temps à sa famille et à la pratique religieuse. Même s’il s’est intégré en France, Céara avoue que son français est encore un peu juste, raison pour laquelle il ne participe pas aux repas organisés entre joueurs : "Même si je m’améliore en français, je ne me vois pas tenir tout un repas". Son temps libre, il le passe en famille : "Le mercredi, j’ai l’habitude de les [ses enfants] emmener au McDo d’Orgeval. Il y a une grande aire de jeux, les enfants adorent. Lorsqu’il fait beau, nous allons jusqu’à Paris, notamment au jardin d’Acclimatation". Le défenseur avoue avoir eu des moments de doutes notamment lors de l’intégration de sa fille au système scolaire français : "Ses premiers mois dans une école française ont été difficiles, elle pleurait beaucoup. Moi aussi du coup. Je me demandais si j’avais fait le bon choix". Chez les Céara, tout est tourné vers Dieu. Ainsi lorsqu’il est interrogé sur ses loisirs, le latéral avoue être à sa 4ème relecture de la Bible, ne regarder la télé que lorsqu’il y a des programmes religieux et écouter que de la musique gospel, estimant "ne trouver aucun intérêt aux chansons qui ne parlent pas de Dieu. Cela ne m’apporte rien". La seule fois où il voit d’autres personnes en dehors de son travail, c’est le jeudi lors de l’animation de réunions évangéliques à son domicile. En effet, converti depuis quelques années, Céara est devenu depuis pasteur. Vivant très simplement, Céara essaie de faire attention à ses dépenses, conscient que la vie de footballeur professionnel ne sera pas éternelle : "Je fais très attention à ne pas trop dépenser. Par exemple, en janvier, nous avons profité des soldes pour nous acheter des vêtements. Quand je fais les courses, je regarde toujours les prix, j’achète l’essentiel (…) A 35 ans, je n’aurai plus de travail. Or j’ai une famille à nourrir. Je dois assurer leur avenir ". Atypique, très pieux, le défenseur latéral semble avoir trouvé ses marques en France comme en témoigne sa régularité depuis quelques mois après une première saison difficile. Le staff du PSG envisage même de prolonger son contrat.

Très discret dans la vie mais très pro sur le terrain, Ceara se fiche d'être à la Une des magazines. Titulaire indiscutable au PSG, sa vie à lui mériterait pourtant un ouvrage. Qu'il n'écrira pas…  Marcos Venâncio de Albuquerque. Ça ne vous dit rien ? Et pourtant, il est l'un des Brésiliens les plus réguliers à être passé par le PSG ces dernières années. Certes, il n'a ni la classe de Raï ou la folie de Ronaldinho. Encore moins le talent de Valdo, les fulgurances de Leonardo ou la force tranquille de Ricardo. Mais Marcos Venâncio de Albuquerque a quand même réussi l'exploit de ne pas tomber dans la liste des grands couacs auriverde du club de la Capitale. Car si on parle peu de lui, Ceara, qui porte le nom d'un Etat du Nord du Brésil dont il est originaire, laissera quand même une meilleure image que les Everton, Souza ou autres Emerson et Geraldao. Même si certains diront qu'il aurait été difficile de faire pire… Arrivé en 2007 par la petite porte parisienne, Ceara a pourtant bien failli être rangé aux oubliettes. Une mémorable boulette face à Caen aurait pu l'offrir rapidement à la vindicte populaire. Un mauvais dribble devant Florentin, un but casquette, une défaite… Ce jour-là, beaucoup au PSG l'auraient remis dans l'avion. Pas Paul Le Guen, habituellement peu disert mais qui avait tenu à soutenir publiquement son joueur : « C'est un très bon joueur. S'il y a quelqu'un qui fait ce qu'il faut pour s'affirmer, c'est Ceara. J'aimerais qu'il soit un exemple dans le travail. Je le soutiens, c'est très clair. » Dans la foulée, le défenseur latéral a réussi à se remettre en selle, poussant définitivement Bernard Mendy vers la sortie. Trente matchs de L1 la saison dernière, l'intégralité des 720 minutes de championnat disputées jusque-là par son club : Ceara est sans doute le moins bling-bling des Brésiliens de l'histoire du club. Mais il fait son travail, faisant taire ceux qui le surnommaient « Sert à rien ». Alors oui, Ceara n'est pas encore aussi spectaculaire qu'un Cafu ou qu'un Roberto Carlos, ces défenseurs latéraux brésiliens capables de défendre et d'attaquer. Bon techniquement, capable de dédoubler, le latéral a pour le moment dû s'adapter au contexte parisien qui n'amène pas les deux latéraux à chercher à attaquer à tout va. Devant les soucis du PSG depuis son arrivée, la tâche allouée au Brésilien est avant tout d'ordre défensif. Il fait donc ce qu'on lui demande. Plutôt bien mais sans éclat. Mais Ceara n'est pas du genre à se mettre en avant et encore moins à se plaindre. Cet Evangéliste convaincu qui, enfant, a dû travailler dans les champs pour nourrir sa famille au lieu d'aller à l'école, n'a qu'une idée en tête : faire son travail le plus proprement possible afin de mériter la chance qu'il lui a été donnée de quitter la misère de Crato ou plus tard d'Osasco. Sa vie mériterait un bouquin. Mais lui préfère la discrétion et écrit son histoire sur le terrain. Le PSG ne s'en plaint pas.